L économie :
Lapopulation active, qui ne représenterait que 36,6% de la population totale selon les statistiques, se consacre encore massivement à l’agriculture : 72%. Les autres secteurs, tous en développement, n’occupent pourtant qu’une minorité de la population active : 1% dans les carriers et les mines, 9% dans le secteur secondaire (surtout dans des petites entreprises artisanales), et 18% dans le tertiaire(dont un nombre important dans l’administration et les services publics).
Le revenu annuel du Rajasthan, dependant encore largement du domaine agricole, n’est pas exempt de baisses catastrophiques selon les conditions climatiques, mais il est en progrès sensible.
Il représentait, en roupies par habitant, (em prix constants, base 1980-1980) :
en 1969-70 : 1155 Rs ; en 1985-86 : 1338 Rs ;
en 1975-76 : 1333 Rs ; en 1986-87 : 1428 Rs ;
en 1980-81 : 1222 Rs ; en 1989-90 : 1742 Rs ;
Il reste malgré tout fort modeste, et inférieur à la moyenne indienne. Cependant ces chiffres ne rendent compte que très imparfaitement du niveau de vie moyen de la majorité de la population qui subsiste encore en économie rurale, repliée sur elle-même et de façon très simple, mais certes moins miserable que dans les faubourgs des grandes villes indienes.
LA PLANIFICATION:
Depuis 1951, une série de plans quinquennaux s’est efforcé de développer l’économie du Rajasthan, avec des moyens renforcés et des realizations plus visibles depuis le 6e plan (1980-85) et le 7e (1985-90). Malgré les manques encore criants, il faut constater les progrès effectués de 1951 à 1989 :
– la production de céréales est passée de 3,38 Mt à 10,6 Mt;
– la surface irriguée a presque quadruple : de 12% à 23% des terres cultivées ;
– le potential énergétique est passé de 13 Mw à 2711 Mw;
– le nombre des villages électrihés, de 42 à 27 000, soit 73% des villages ;
– le nombre des puits électrihés,de 30 à 350 00 ;
– le nombre des hôpitaux et dispensaries, de 390 à 685 ;
– le nombre des lits d’hôpitaux, de 5 700 à 28 870 ;
– la longueur des routes de 17 000 km à 57 000 km ;
– 93% des villages sont ravitaillés en eau (pompes communes), dont 15% partiellement.
L’AGRICULTURE:
La surface cultivée est en augmentation mais ne représente guère plus du tiers de la superhcie totale, soit environ 133 000 km2 . Depuis la réforme agraire, la plupart des fermes sont minuscules (48% ont moinsde 2 hectares et se partagent 9,5%des terres) ; et leur taille tend encore à diminuer puisque leur nombre augmente : 4,7 millions en 1986 pour 3,7millions en 1971 (consequence de l’augmentation de la population). La superhcie moyenne des exploitations est ainsi passée de 5,5 hectares en 1971 à 4,3 hectares en 1988.
Les deux tiers sont plantées de céréales dont la production est sujette à d’ énormes variations selon la venue de la mousson : 4,8 millions de tonnes en 1988; 10,6 millions de tonnes en 1989. En particulier le millet (bajra), principale resource des sols sableux de la region aride (autour de Jodhpur, Bikaner, Churu), a une production très instable. Mais, depuis le développement de l’irrigation, la culture du blé est en extension, et on trouve aussi du maïs, du sorgho, des légumineuses (surtout des pois chiches) . Laproduction des oléagineux (soja, sesame, arachide) est en remarquable progress, passant de172000 t en 1970 à 1 845 000 t en 1990, mettant le Rajasthan au premier rang des Etats indiens. On exploite aussi avec succès le coton, surtout dans la region de Chittor (146 000 balles en 1960 ; 986 000 balles en 1990), et la canne à sucre, dans les régions irriguées de Ganganagar, Bharatpur et Sawai Madhopur. Le climat permet deux récoltes annuelles, une en saison humide (kharif), et l’autre en saison sèche (rabi).
L’agriculture au Rajasthan, et surtout dans sa partie désertique, est bien sûr essentiellement dépendante de l’irrigation. Plus de 50% de l’adduction d’eau se fait au moyen de puits, dont certains sont encore actionnés par les inportante campagne pour creuser de nouveaux puits et les doter de pompes électriques. Mais il a surtout entrepris de grands travaux d’irrigation pour utiliser l’eau des regions plus humides. En particulier l’aménagement de la rivière Chambal par une série de grands barrages permet, outré la production d’électricité, l’irrigation du sud de l’Etat. Et surtout, l’immense «Rajasthan canal», rebaptisé «Indira Gandhi Naher», arose une partie du desert au nord-ouest du pays. Commencé en 1958, il relie le verdoyant Punjab aux districts de Bikaner et de Jaisalmer sur longueur de 648 km. L’eau prise dans la rivière Sutlej au niveau du barrage de Harika au Punjab est drainée puis redistriduée par tout un réseau de canaux secondaires, transformant cette contrée désertique en une oasis de champs fertiles aux récoltes non seulement plus abondantes mais plus régulières. Lorsque les drainages secondaires seront termunés, cet ensemble devrait constituer un des plus grands et des plus longs réseaux d’irrigation du monde. Tous ces progrès ont déjà permis au Rajasthan d’augmenter notablement la superhcie totale des terres irriguées (de11700km2 en 1951 à 43 000 en 1981).
L’ELEVAGE :
C’est une des principales resources du Rajasthan, mais elle aussi tributaire du 49,6 millions de têtes en 1983 à près de 41 millions de têtes en 1988, à la suite de la sécheresse considérée comme la pire du siècle. Il est compose essentiellement de caprins et d’ovins (respectivement 12,6 et 10 M) et de bovins (17 M). Dans la partie désertique on trouvr aussi de nombreux chameaux (environ 750 000)qui sont utiliése comme animaux de transport et de trait pour les labours et les puits. Signalons encore 50 000 chevaux dont une race repute à Barmer, les mallani.
Tout ce bétail, élevé extensivement, apporte au Rajasthan 30% de ses revenus, notamment grâce à l’importante production de laine et de lait. Par exemple, le Rajasthan fournit 9,3% du lait indien dont une partie est exportée vers les Etats voisins. C’est aussi un pays naisseur qui s’enorgueillit d’avoir des animaux de haute reputation tels les grands bœufs blancs de Nagaur, excellentes bêtes de trait, et les vaches du Mewat (Alwar), bonnes laitières.
L’Etat cherche à Rentabiliser advantage ce secteur vital de l’économie. Il encourage la création de cooperatives laitières. Des fermes gouvrnementales veillent au maintien de la qualité des grandes races (à Nagaur et Alwar pour les bovines, à Jaipur, Mandore et Chittor pour les Moutons, à Bikaner pour les chameaux). Un programme de développement des pâturages est en cours, et des institutes ont été créés pour enseigner aux paysans de nouvelles méthodes de culture et d’élevage.
LES FORETS :
Le Rajasthan est l’un Etats de l’Inde les plus pauvres en forêts, Après l’avènement de la démocratie, les jungles où les Maharajas allaient chasser ont été décimées par les coupeurs de bois. Surtout localisées dans les Arawallis, elles ne couvrent que 4% de la superhcie totale et les paysans qui viennent y ramasser du bois à usage domestique continuent leur détérioration. La gouvernement a entrepris un programme de protection et de reboisement, en particulier avec des experiences dans la region du Thar pour stabilizer les dunes de sable et freiner l’avancées du désert. Le département forestier a aussi planté des rangées d’ardres de chaque côté des routes et des canaux sur une longueur de 9700 km. mais ces efforts sont encore très insufhsants par rapport aux besoins.
L’INDUSTRIE ;
Le Rajasthan est aussi l’un des Etats les moins industrialisés de I’Inde. Ce retard s’explique historiquement par le désintérêt de ses anciens souverains, et géographiquement par la presence du desert qui n’a pas incite à de grands investissements.
Depuis l’indépendance, le gouvernement s’est surtout attaché, àtravers les plans quinquennaux successifs, à developer l’électricité, en particulier par l’édihcation, dans la region de Kota, de quatre grands barrages sur la Chambal et d’une centrale nucléaire en service depuis 1976. Ces aménagements one favorisé l’essor économique de la region de Kota. Mais ces resources énergétiques sont très concentrées dans le sud-est de l’Etat et, malgré leur augmentation, elles restent insufhsantes face à la demande croissante. Les fréquentes coupures de courant témoignent des difhcultés en ce domaine.
Bien que des effoers de creation et diversihcation des industries aient été entrepris, le nombre des usines ne représente que 4,3% de celles de l,Inde, et 1,6% du revenu industriel indien. Le reste de la production s’apparente plutôt au domaine artisanal. Près de 90% des enterprises sont de petite taille (avec souvent moins de 5 employés).
Les richesses minérales de l’Etat ont été particulièrement exploitées ces dernières années: cuivre, zinc, plomb, argent, quartz, mica, phosphates, etc…En particulier, les carrières de pierre et de mardre, qui ont toujours été célèbres, sont en pleine expansion. Celles de Makrana, qui out fourni jadis le marbre exceptionnel du Taj Mahal d’Agra, sont toujours en activité, et beaucoup d’autres se sont ouvertes autour d’Udaipur. La region de Kota est aussi repute pour ses pierres au poli très hn. Le revenue de toutes les resources minerals est passé de 28 à 790 millions de Rs, de 1970 à 1990.
Un autre secteur important est le textile qui a élargi aux matières synthétiques ses activités traditionnelles de hlage et tissage du coton et de la laine. Le nombre des industries alimentaires augmente : sucreries, distilleries, laiteries. L’extraction du se lest notable : le lac Sambhar près de Jaipur fournit 8,7% de la production indienne. Citons encore de grandes cimenteries, quelques constructions mécaniques et électriques.
L’ARTISANAT :
Le Rajasthan possède un riche héritage de traditions artisanales qui joue un rôle non néglugeable dans l’économie de l’Etat : impression sur tissu, bijoux, pierres précieuses et poteries à Jaipur, tissage de laine et broderies à Barmer et Jaisalmer, bois peints laqués à Jodhpur, émaux à Nathdwara, artisanat très vivace et séduisant, qui constitue un des charmes du pays, est, sur le plan économique, générateur d’emplois et d’exportations. Le gouvernement a développé des centres d’achats et de ventes pour le promouvoir, mais le soutien le plus efhcace vient du développement du tourisme.
LES TRANSPORTS :
Au moment de sa formation, en 1949, le Rajasthan n’avait que quelque 13 500 km de routes. Cette longueur a été plus que quadruplée, portant le réseau routier à 57 000 km en 1990. Même si la largeur et la qualité de ces routes est loin de corres ponder à nos norms européennes, cette amelioration a notablement favorisé les échanges, et un réseau dense de bus relie villes et villages. Des routes secondaires ont été construites par différents secteurs publics de développement : cooperatives laitières, mines, department de l’irrigation ; d’autres on été entreprises dans le cadre des emplois hnancés en temps de disette. En 1990, à l’issue du programme «d’aide minimum» prévu au 7e plan, 89% des villages de plus de 1500 habitants et 60% de ceux de plus de 1000 habitants bénéhcient d’unt route d’accès (même si eiie n’est pas toujours goudronnée!). Il n’en reste pas moins que, malgré tous ces efforts, le Rajasthan demeure pauvrement desservi car les petites routes rapiécées s’abîment vite et celles des grands axes sont saturées par un trahc de camions en constante augmentation.
L’Etat compte également 6225 km de voies ferrées (mais pas toutes du même écartement ! une grande parti du réseau ancien a un écartement plus étroit) et cinq aéroports (Jaipur, Jodhpur, Udaipur, Kota et Jaisalmer).
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