La Rajasthan (ou “terre
des Rois”) offre la quintessence de la magie indienne, avec
sa profusion de couleurs eclatantes, la force de ses mythes fondateurs
et la farouche fierte des Rajput pour qui I’
honneur importe davantage quee la vie. La succession d’imprenables
citadelles, de palais prwcieux et de villes magnifiques vous projette
dans un monde digne des Mille et Une Nuits. Les edifices etincelants
de blancheur qui se refletent dans les eaux des lacs d’Udaipur,
les splendides ramparts couleur de miel de Jaisalmer,
surgissant en plein desert, le patchwork de bleus lumineux de
Jodhpur la debauche d’ocre rose de Jaipur,
le charme enchanteur de Pushkar, semblable a
un croissant de lune pose au bord du lac sacre, laissent les visiteurs
eblouis.
L’Etat se divise, selon une ligne diagonale,
en une region de montagnes accidentees au sud-est et un desert
aride au nord-ouest, le desert du Thar qui s’etend jusqu’au
Pakistan. Le Rajasthan est l’une des destinations
favorites des tourists et chaque voyageur en
rapporte des souvenaux amis.
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Rajasthan
Histoire: Cet Etat fort divers est le domaine des
Rajput, guerriers organizes en clans qui, se reclamant du soleil,
de la lune et du feu, ont controle la region pendant plus d’un
millenaire selon un code d’honneur comparable a celui des
chevaliers europeens du Moyen Age. Si les alliances temporaries
et les marriages de convenance marquaient jadis la vie quotidiennem
orgueli et independence constituaient des valeurs supremes. Ainsi,
les Rajput furent incapables de presenter un front
uni face a l’agresseur. Ils gaspillerent leur energie dans
des escarmouches internes wui les affaiblirent, jusqu’a devenir
des Etats vassaux de l’Empire moghol. Neanmoins,
la bravoure et le sens de I’honneur des Rajput demeurerent
sans rivaux. |
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Ces guerriers se battaient envers
et contre tous et, lorsque I’espoir n’etait plus qu’un
vain mot, ils declaraient le jauhar (suicide collectif), conforment
au code cheva leresque: obeisant a un rite impiytoyable, femmes
et enfants s’immolaient sur un gigantesque bucher funeraire,
tandis que les homes, vetus de costumes safran, affrontaient I’ennemi
jusqu’a la mort. Des centaines de milliers de Rajput perdirent
ainsi la vie. Ce fut le cas a trios reprises, Durant la longue histoire
de Chittorgarh, I’une des villes fortifiees
rajput. Nombre de citadelles connurent la meme tragedie. On comprend
pourquoi Akbar persuade les Rajput de conduire
son armee et pourquoi, après lui, les empereurs moghols
eurest tant de peine a domineer cette partie de leur empire.
Avec le decline de I‘Empire moghol,
les Rajput retrouverent leur independence après
une serie de victories spectaculaires, mais une nouvelle force entra
alors en lice celle des Britanniques. Avec I’expansion du
Raj, la plupart des Etats rajput signerent des alliances avec les
Anglais, qui leur permirent de preserver leur autonomie, chacun
sous I’autorite d’un maharaja, tout en restant soumis
a certaines contraintes politiques et economiques.
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| A I’instar des Moghols,
les Britanniques ne s’etaient en Inde que pour la domineer et
controler son economie. |
| Ces alliances signerent
la fin des souverains rajput. La prodigalite prit le pas sur I’esprit
chevaleresque. Au debut du XXe siecle, les maharajas passaient le
plus clair de leur temps a voyager a travers le monde, accompagnes
d’une armee de concubines et de domesytiques. Ils jouaient
au polo,, aux courses, et occupaient des etages entiers dans les
hotels les plus prestigieux d’Europe et d’Amerique.
Si les Anglais acceptaient cet etat de fait, I’enorme gaspillage
des richesses du Rajputana (le pays des Rajput) se revela prejudiciable
du point de vue social et economique. Lors de I’independance,
le parti du congres, alors au pouvoir, dut conclure un marche avec
les Etats rajput independents afin d’obtenir
leur adhesion a I’Inde nouvelle. Les chefs |
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Les
adivasi du Rajasthan: Les descendants des communautes
tribales ahborigenes, ou adivasi (habitants originels”), representent
encore aujourd’hui 12% de la population du Rajasthan,
nettement plus que les 8% de la moyenne nationale. Les principales
ethnies sont les Bhil et les Mina.
Les Rajput s’appuyerent sur eux pour combattre
les Marathes et les Moghols. Aujourd’hui,
leurs descendants travaillent a la campagne ou en ville mais conservent
dans leur culture un grand attachement a la magie et aux superstitions.
Les mina etaient une ethnie dominante de I’est du Rajasthan
don’t I’essor des Rajput precipita
la chute. En 1924, les Britanniques qualifierent les Mina de “tribu
criminelle”, reputation qui allait leur rester attachee jusqu’a
I’independance. Parmi les tribus plus petites figurent aussi
les Sahariya, les Damariya, les Garasia Rajput
et les Gaduliya Lohar. |
Furent autorises a conserver leurs titres
et leurs biens et obtirent la garantie d ‘un revenue annuel
proportionnel a leur statut.
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Cette situation privilegiee ne
pouvait perdures; Indira Gandhi y mit un terme
au debut des annees 1970 en abolissant titres et revenues et en
sequestrant leurs biens. Certains chefs sortirent de I’impasse
en transformant leurs palais en hotels de luxe, mais beaucoup n’ont
pas reussi a s’adapter aux exigencies economiques de la vie
contemporaine. A cote de cela, le Rajasthan a fait
des progress tres notoires. Lorsque I’inde acquit son independance,
du Rajasthan figuraient parmi les plus bas du sons-continent.
En 2001, le taux d’alphabetisation atteignait 61% (meme si
I’ecart entre les homes et les femmes reste le plus grand
de toute I’Inde) et I’esperance de vie approchait la
moyenne nationale (60 ans). |
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